Communiqué de presse Automatisation

Investir dans l’automatisation: un accélérateur de productivité pour les PME du Québec

Annonce de la publication d’un état des lieux sur l’automatisation dans les PME québécoises par la FCEI et Investissement Québec, mettant en lumière son impact sur la productivité et les obstacles à son adoption.

Nouveau rapport sur la situation de l’automatisation dans les PME québécoises

Montréal, le 14 octobre 2025 – La Fédération canadienne des entreprises indépendantes (FCEI) et Investissement Québec publient aujourd’hui un état des lieux de l’automatisation dans les PME québécoises, de son impact sur la productivité et des principaux obstacles à son adoption.

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Deux personnes debout, vêtues de vestons professionnels.

Cette étude, réalisée au cours de l’été 2025 auprès de plus de 350 entreprises québécoises ayant déclaré avoir entrepris un projet d’automatisation dresse un constat clair: l’adoption de technologies numériques, l’automatisation de la production industrielle et l’investissement dans les compétences humaines ne sont plus de simples options pour nos PME, mais des leviers stratégiques pour améliorer la productivité et assurer leur compétitivité.

L’automatisation, synonyme de productivité et de rentabilité

Selon les constats de l’étude, la recherche de la productivité a gagné une place plus importante dans les priorités des entreprises québécoises depuis 2 ans. La productivité s’impose comme la principale motivation à entreprendre un projet d’automatisation, citée par 81% des entreprises en 2025 contre 66% en 2023. Viennent ensuite la recherche de rentabilité (62% aujourd’hui, contre 39% en 2023) et le besoin de répondre aux pénuries de main-d’œuvre (59% aujourd’hui contre 45% en 2023).

Financement et accompagnement encore sous-utilisés

L’étude révèle aussi que l’autofinancement reste la principale source de financement des projets d’automatisation: huit PME sur dix y ont recours. Quelques 37% des entreprises sondées ont eu recours à un prêt d’une institution financière gouvernementale et une proportion similaire à une subvention ou un crédit d’impôt. Le secteur manufacturier profite néanmoins davantage du financement bancaire traditionnel (38% contre 11% pour les autres secteurs) et du soutien financier des institutions publiques: 56% accèdent à un prêt gouvernemental et 51% à une subvention, contre respectivement 21% et 24% dans les autres secteurs.

Par ailleurs, le recours à l’accompagnement, qui représente un levier important pour orienter efficacement les projets d’automatisation, est plus limité. Près du tiers des entreprises québécoises interrogées (30%) rapportent avoir fait appel à un consultant pour planifier ou implanter leur projet d’automatisation. L’accompagnement offert par des organismes publics, comme Investissement Québec ou les CCTT, demeure sous-utilisé (18%).

  • «Bien que l’écart de productivité du Québec avec l’Ontario se rétrécit, et que les PME sont de plus en plus conscientes qu’elles doivent passer à l’action pour optimiser leur productivité, elles sont encore trop peu nombreuses à tirer avantage des leviers de financement et d’accompagnement qui sont à leur disposition. Investissement Québec, grâce à du financement et de l’accompagnement, aide les entreprises à grandir et à gagner en productivité et en compétitivité. Depuis 2020, Investissement Québec a octroyé quelque 4 milliards de dollars de financement pour soutenir les investissements des entreprises en productivité, investissements qui s’élèvent à plus de 16 milliards de dollars. Nous avons aussi accompagné plus de 1 600 entreprises sur le plan technologique pour les aider à implanter les bons projets, ceux qui auront le plus grand impact sur leur productivité. Nous avons tous les outils et les leviers nécessaires pour soutenir encore plus d’entreprises qui voudraient emboîter le pas de celles que nous accompagnons déjà au quotidien.»

    Bicha Ngo

    Présidente-directrice générale d’Investissement Québec
  • «Il était important pour nous d’aller plus en profondeur sur l’automatisation, pour voir concrètement auprès des entreprises qui avaient fait le virage, ce que cela changeait pour elles. Les résultats parlent d’eux-mêmes: l’automatisation est un levier stratégique et rentable offrant un tremplin pour augmenter la productivité, avec un gain médian observé s’établissant à 17%. Néanmoins, il reste encore des obstacles pour les PME, comme les coûts d’implantation, la difficulté de trouver la bonne solution, ou encore le manque de temps. La FCEI travaillera activement pour réduire ces barrières. Maintenant, cette étude montre que le chemin vers l’automatisation est non seulement possible, mais qu’il peut faire la différence.»

    François Vincent

    Vice-président pour le Québec, FCEI et l’un des auteurs de l’étude
  • «Il n’y a jamais de mauvais moment pour se lancer dans l’optimisation de ses opérations. Mais il faut le faire stratégiquement: ce qui est bon pour une entreprise ne l’est peut-être pas pour une autre. Et nous sommes là pour aider les entreprises: elles peuvent compter sur nous pour analyser leurs besoins et trouver le meilleur projet pour elles, selon leur réalité. Nous sommes aussi là pour établir le plan de match pour que l’implantation du projet soit un succès et que les résultats soient au rendez-vous. Ce que les entreprises doivent retenir, c’est qu’elles ne sont pas seules et qu’Investissement Québec veut la même chose qu’elles: leur croissance.»

    François Gingras

    Vice-président, Innovation, d’Investissement Québec

    Cette étude a été réalisée par la FCEI auprès de 571 propriétaires d’entreprises issus de tous les secteurs et régions du Québec, entre le 22 mai et le 9 juillet 2025. L’analyse porte toutefois exclusivement sur l’ensemble des PME dans cet échantillon qui ont réalisé de l’automatisation, soit 353 PME membres de la FCEI et clients d’Investissement Québec. Le secteur manufacturier est celui qui est le plus représenté dans l’analyse, étant le plus investi sur la question de l’automatisation.

    Pour consulter le Rapport La productivité des entreprises du Québec : l’automatisation comme impératif stratégique, cliquez ici.

    Faits saillants

    • La part du budget consacrée à l’automatisation varie fortement d’une entreprise à l’autre. Plus des deux tiers des PME y consacrent 15 % de leur budget annuel ou moins, tandis qu’une minorité y consacre des parts beaucoup plus importantes.
    • Les projets d’automatisation ciblent principalement la production dans le secteur manufacturier (77%) et les fonctions administratives dans les autres secteurs (66%).
    • Les montants investis augmentent nettement avec la taille de l’entreprise. Les projets médians varient d’environ 20 000 $ pour une microentreprise à 2,75 M$ pour une grande entreprise; dans le secteur manufacturier, la médiane atteint 500 000 $.
    • Le délai de rentabilisation diffère selon la taille des entreprises. Parmi celles qui déclarent avoir déjà observé un retour sur investissement, la grande majorité (62 %) l’a obtenu en moins de trois ans, ce qui confirme que l’automatisation génère généralement des gains assez rapides.

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