Norbec utilise aussi de la laine de roche pour ses propriétés coupe-feu, laquelle doit être taillée. «Ça fait 650 000kg de retailles qui doivent être envoyées à l’enfouissement chaque année et cela représente des coûts de plus de 100 000$», précise-t-elle.
L'entreprise cherche donc aussi une manière de déchiqueter cette matière première brute pour la réduire en poudre, de même que des acheteurs qui pourront la revaloriser dans leur production.
Des projets de longue haleine
Si ces projets sont assez concrets, d’autres sont encore en mode exploratoire et ont des objectifs à plus long terme. Par exemple, le comité se penche sur les possibilités de réduire l’empreinte carbone des isolants. Mais, ce n’est pas simple.
Il existe sur le marché différents isolants biosourcés qui n’ont pas été transformés en chimie. «Or, ce sont généralement des produits moins performants, indique Alexandre Belisle. De plus, nos produits doivent respecter plusieurs normes de sécurité, par exemple en résistance au feu et en dégagement de fumée, c’est complexe.»
Aussi, alors que le polyuréthane traditionnel est issu de la pétrochimie, il y en existe maintenant des biosourcés. «Ce sont des produits nouveaux et ils doivent passer à travers toute la chaîne de certification, précise-t-il. Et à la fin, c’est encore du polyuréthane avec lequel il faut faire quelque chose!»
Norbec se penche aussi, avec d’autres entreprises et l’aide d’Investissement Québec, sur l’inventaire des types de polyuréthane dans la province et sur les solutions pour diminuer leur impact environnemental, notamment en évaluant différentes technologies au niveau de leur maturité et de leur accessibilité.
«On ne peut pas avoir toutes les réponses tout de suite, affirme Marilou Leclaire. Mais l’important, en matière de développement durable, c’est de se lancer et d’avancer, un pas à la fois.»